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L'art du double Je : Une problématique exacerbée dans un contexte de COVID-19

Mai 2020

Si l’on pense que la mise en œuvre ou l’implémentation d’un outil informatique va de soi, qu’il suffit de mettre une équipe d’informaticiens en face d’une équipe opérationnelle pour que le tour soit joué … c’est l’échec assuré. C’est pour cette raison qu’un maillon intermédiaire, chargé d’effectuer la traduction des besoins de l’un dans le langage de l’autre, est souvent ajouté au dispositif.

Celui-ci s’appelait dans les années 2000 Assistance à maîtrise d’ouvrage (AMOA), il se nomme plus prosaïquement consultant fonctionnel. Dans les projets Agile, ce rôle est assuré par le product owner.

 

 

    Quelles qualités attend-t-on d’un tel individu ?

 

Premièrement, on attend de lui une faculté avérée de sympathie, une capacité à renverser son cerveau et son mode de pensée pour être à même de se glisser dans la peau de son interlocuteur, de comprendre son point de vue. Il doit en effet comprendre le langage opérationnel du futur utilisateur de l’outil informatique et le langage technique de celui qui le programmera. On peut donc dire qu’il doit être bon traducteur. Cervantès a d’ailleurs souligné qu’une traduction est comme un tapis flamand vu à l’envers : le dessin reste le même mais les couleurs sont différentes.

 

     Est-ce un diplomate ?

 

La langue est ensemble de signes à double face : le signifiant (forme) et le signifié (sens). Même s’il est évident qu’il s’agit d’abord d’une activité technique dans nos métiers de consultants, entendre le discours sous-jacent, détecter les croyances héritées, interpréter à l’aune d’une langue apprise par ailleurs et s’exprimer avec le langage de son interlocuteur relève d’une aptitude émotionnelle.

 

     Un mercenaire ?

 

Cette faculté de double je/jeu ne vient pas toute seule. Il faut avoir baroudé dans de nombreuses compagnies, participé à moultes missions non secrètes en territoires à la géographie variée pour pouvoir reconnaître les subtilités du discours, éviter le bourbier du malentendu. A cette capacité de décodage, s’ajoute la qualité de bon prescripteur de solution car le consultant baroudeur dispose aussi en magasin de nombres de solutions déjà usitées en terres étrangères.

 

     Quelle est son agence ?

 

La société Strada Conseil, partenaire fidèle de nombreuses compagnies d’assurance et réassurance, œuvre depuis de nombreuses années sur les deux rives du projet informatique, côté Maitrise d’œuvre et côté Maîtrise d’ouvrage, ainsi que sur le vaisseau amiral de la conduite de projet. Ses consultants, polyvalents, sont donc très bien placés pour assurer le rôle d’intermédiaire tel que décrit précédemment. En configuration optimale, positionnés sur chacune des berges et sur le vaisseau amiral d’un même projet et unis par un engagement commun, Strada Conseil est un réel agent facilitateur pour la mise en œuvre de vos projets informatiques.

Sylvie LONGEAU
Consultante Expert en Réassurance

 

Les 3 ans d'ancienneté de Maxime

Mars 2020
Interview de Maxime,
Consultant  STRADA Conseil depuis trois ans.

Être consultant chez STRADA Conseil : à l’occasion de ses 3 ans d’ancienneté, Maxime nous propose un tour d’horizon de son expérience chez nous. Nous revenons ensemble à l’origine de la relation avec STRADA Conseil, sa définition du métier, et son appréciation des années passées parmi nous, sans oublier comment il envisage l’avenir au sein de STRADA Conseil. Nous le laissons donc répondre à nos quelques questions sur le sujet :

 

  • Qu’est ce qui a motivé ta décision d’intégrer STRADA Conseil ?
     

Maxime : Le process de recrutement a été assez rapide. J’ai vite rencontré les associés de STRADA qui ont pris le temps de me parler du cabinet, de ses valeurs, de ses missions chez les réassureurs, de leurs ambitions de croissance et bien sûr du rôle que je pourrais occuper chez eux.

J’ai tout de suite senti la confiance que le cabinet accordait à ses consultants. J’y ai aussi vu un cadre favorable pour exercer mon métier de consultant, mais aussi pour développer d’autres compétences (commerciale, managériale) et ainsi participer directement à la croissance du cabinet.

Mon manque de connaissance en réassurance n’a pas été un frein à mon entrée chez STRADA. J’avais très envie de découvrir un nouveau secteur, autre que ceux de la banque et de l’assurance. De son côté, STRADA m’a proposé une formation interne sur la réassurance, à mon arrivée.

Le package de rémunération qui m’a été proposé était très satisfaisant. Ce qui est une bonne chose évidemment et cela vous motive à être à la hauteur de l’investissement consenti.

Pour ces raisons, mon choix d’intégrer STRADA s’est fait assez naturellement. Et je ne le regrette pas !

 

  • Que retiens tu de ces 3 dernières années chez STRADA Conseil ?

Maxime : Ces 3 années sont passées très vite ! Plus sérieusement, STRADA a bien répondu à mes attentes initiales. STRADA m’a aidé à trouver rapidement une mission chez un grand réassureur. Quand je regarde les clients chez qui travaillent les autres consultants, je constate que je ne suis pas le seul à avoir une mission intéressante.

J’ai également eu l’occasion d’évoluer au sein du cabinet, puisque cette année j’ai endossé le rôle de responsable de compte en plus de celui de consultant confirmé.

 

  • Comment décrirais-tu ton métier ?

Maxime : Le métier de consultant en gestion de projet est assez complexe et n’est pas simple à expliquer en quelques mots. Je prends souvent l’image du coach sportif à qui on va confier un objectif et une équipe pour l’atteindre. C’est lui qui va relayer l’objectif commun, motiver son équipe, s’assurer que le travail avance dans les délais, mettre la main à la pâte lorsque c’est nécessaire (et possible !) et remonter les points positifs et négatifs à sa hiérarchie. Il doit aussi faire preuve de recul face au résultat obtenu :

  • Soit c’est une victoire et il faut la partager avec toutes tout le monde,

  • Soit c’est un échec et il faut engager un travail d’analyse pour tenter de comprendre ce qui n’a pas fonctionné et aider sa hiérarchie à prendre les bonnes décisions et faire mieux la fois d’après.

 

  • Quelles qualités à ton sens faut-il pour être consultant ?

Maxime : Pour moi les principales qualités d’un consultant sont les suivantes :

L’écoute : Il faut arriver à comprendre le plus rapidement possible quel est le besoin du client. Si vous commencez une mission sans avoir bien compris ce pour quoi vous êtes là, vous ne ferez pas l’affaire et la mission risque de s’arrêter très rapidement.

La proactivité : une fois que vous avez bien compris ce pourquoi vous êtes là, il faut être actif et prendre un peu de recul pour proposer au client la façon dont vous allez vous y prendre pour remplir ses objectifs. Il est impératif de prouver au client qu’il a fait le bon choix en vous choisissant et qu’il puisse s’appuyer sur vous aujourd’hui et demain.

L’adaptabilité : Il faut être capable de s’adapter très rapidement à sa nouvelle mission, son nouveau contexte de travail, son nouveau management et ses nouvelles tâches.

Pour être consultant STRADA, j’ajouterais qu’il est important de coller avec les valeurs du cabinet comme la bienveillance et l’esprit d’équipe.

  • Qu’est-ce qui, selon toi, différencie STRADA Conseil des autres entreprises au sein des quelles tu as travaillé ?

Maxime : Je trouve que Strada est vraiment à l’écoute de ses consultants et de leur plan de carrière. Etant passé par des cabinets de différentes tailles, je trouve que cet engagement est rare et précieux. STRADA est encore un cabinet de taille raisonnable et les opportunités professionnelles y sont réelles.

 

 Merci à Maxime pour ses réponses.

Publication du Mémo Technique de la Réassurance

Novembre 2018

François REIBELL, Directeur Général, et Évelyne MLYNARCZYK, Directrice du pôle Formation, sont heureux de vous annoncer la publication de leur ouvrage « Mémo Technique de la Réassurance ».

Ce livre est le fruit des constats que l’équipe de Strada Conseil a faits depuis de nombreuses années lors de missions dans le domaine de la réassurance et traite aussi bien de problématiques auxquelles les assureurs sont confrontés que d’enjeux au cœur du métier des réassureurs.

L’assurance face à la réassurance

Dans les publications existantes, les assureurs ne trouvent pas rapidement de réponses concrètes à leurs interrogations. Certes, ces ouvrages explorent parfaitement les aspects théoriques, mais ils ne font qu’effleurer les particularités d’application relatives au métier, aux processus, aux difficultés informatiques rencontrées, voire à l’organisation.

De facto, l’assureur se trouve souvent désarmé pour faire face à ces questions, et d’autant plus qu’il dispose généralement d’une équipe de taille réduite.

Le fonctionnement du contrat de réassurance, par exemple, est souvent décrit de manière exhaustive, sans toutefois aborder les difficultés concrètes auxquelles l’assureur devra faire face lors de sa mise en œuvre :

  • a-t-on bien cerné les différents impacts des solutions de réassurance choisies sur l’organisation, les processus et les coûts de gestion ?

  • de quelles données assurantielles doit-on disposer dans les outils informatiques pour procéder au calcul de la réassurance ?

  • comment calculer et répartir le résultat net de réassurance pour des contrats couvrant plusieurs centres de profit ou différentes entités juridiques ?

Les besoins des réassureurs vis-à-vis des assureurs

Les enjeux des réassureurs se situent plutôt dans l’analyse et la gestion des flux entrants émanant des cédantes. Souvent, la qualité et la diversité des données reçues génèrent des traitements de back-office complexes et, en conséquence, induisent la perte de précieux points de rentabilité.

Or, ces problématiques de flux entrants sont souvent occasionnées par les difficultés opérationnelles des cédantes.

Ainsi, le réassureur peut être amené à se poser les questions suivantes :

  • l’architecture contractuelle de la réassurance proposée induira-t-elle des problématiques de qualité de données et de flux entrants ?

  • ne serait-il pas opportun de rationnaliser et de normaliser les échanges comptables afin de gagner tout à la fois sur les délais de recouvrement et sur les temps de gestion ?

 

Notre approche

 

Autrefois, les acteurs tendaient à prendre principalement en considération des logiques de tarification et de rentabilité théorique en fonction des portefeuilles. Aujourd’hui, les exigences de qualité des données, celles du marché, la digitalisation du secteur ainsi que les contraintes réglementaires tendent à accroître les problématiques opérationnelles.

 

C’est pour répondre à cette évolution que nous avons créé nos propres éditions et publié ce premier ouvrage, novateur à plus d’un titre :

  • il conjugue la présentation des concepts de la réassurance avec nos retours d’expérience sur leurs impacts opérationnels en termes d’organisation, de processus ou de traitement informatique,

  • sa structuration sous forme de fiches illustrées d’exemples et de graphiques en couleurs, son format spécifique (livre à spirale), la facilité d’accès à l’information (index par mots clés), ont été pensés de façon à en faire un véritable outil de travail.

Cet ouvrage est l’aboutissement d’un travail d’équipe au sein de Strada Conseil ; en particulier, les auteurs remercient chaleureusement pour leur contribution : Marie Lebois, Sylvie Longeau, Léonard Brafman, Raphaël Dessertenne, Sébastien Germain, Aurélien Guidicelli, Jacques Guyot et Jérôme Lambert.

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